dimanche 2 août 2009

vaccination antiméningococcique systématique des nourrissons

La vaccination antiméningococcique systématique des nourrissons, est désormais recommandée par le HCSP

Tenant compte des données épidémiologiques actuelles relatives aux infections invasives à méningocoque (IIM) du sérogroupe C en France, et dans la perspective de la survenue prochaine d'une pandémie grippale, l'association spatiotemporelle entre les IIM et la grippe étant bien établie, le Haut Conseil de la santé publique (HSCP), sur proposition du Comité technique des vaccinations, recommande la vaccination systématique des nourrissons âgés de 12 à 24 mois avec 1 seule dose de vaccin méningococcique C conjugué.

Par ailleurs, durant la période initiale de mise en place de cette stratégie et en attendant son impact optimal par la création d'une immunité de groupe, le HCSP recommande l'extension de cette vaccination systématique jusqu'à l'âge de 24 ans révolus selon le même schéma vaccinal à 1 dose.

Pour mémoire, jusqu'à présent, la vaccination contre le méningocoque de sérogroupe C n'était recommandée en France que pour les groupes à risque suivants :

* enfants souffrant de déficit en fraction terminale du complément, en properdine, ou ayant une asplénie anatomique ou fonctionnelle ;
* sujets contacts d'un cas d'infection invasive à méningocoque de sérogroupe C ;
* sujets vivant dans les zones délimitées où l'incidence du méningocoque de sérogroupe est particulièrement élevée.

En pratique:

Les 3 vaccins méningococciques conjugués de sérogroupe C actuellement commercialisés sur le marché français peuvent être utilisés indifféremment :

* MENINGITEC ;
* MENJUGATE KIT ;
* NEISVAC.

Le schéma vaccinal est identique pour ces 3 vaccins et comporte:

* chez le nourrisson entre 2 et 12 mois : 2 doses de 0,5 ml chacune, administrées avec un intervalle d'au moins 2 mois et 1 dose de rappel dans la deuxième année de vie, en respectant un délai d'au moins 6 mois entre la seconde dose et le rappel;
* chez l'enfant âgé de plus de 1 an, l'adolescent et l'adulte : 1 dose unique de 0,5 ml.

En savoir plus:

Avis relatif à la vaccination par le vaccin méningococcique conjugué de sérogroupe C, HCSP (24 avril et 26 juin 2009)

jeudi 16 juillet 2009

VACCINATION CONTRE LE PNEUMOCOQUE CHEZ L’ADULTE ET PANDEMIE GRIPPALE H1N1

Relais des recommandations du Comité Technique de vaccination par la Société de Pathologie Infectieuse (SPILF), la SFLS (Société Française de Lutte contre le SIDA) et le CNGE (Collège national des Généralistes Enseignants).

La grippe est un facteur de risque important des pneumopathies bactériennes, en particulier à pneumocoque. Durant les pandémies grippales du siècle dernier, les surinfections pulmonaires bactériennes ont été une cause importante de morbidité et de mortalité.

En prévision de la menace de pandémie grippale H1N1, il est essentiel de renforcer la vaccination antipneumococcique chez les personnes ciblées par le calendrier vaccinal, pour prévenir dans cette population les surinfections pneumococciques de la grippe.

Les personnes à risque sont les suivantes :

  • Insuffisants respiratoires
  • Insuffisants cardiaques
  • Patients alcooliques avec hépatopathie chronique
  • Personnes ayant des antécédents d’infection pulmonaire ou invasive à pneumocoque
  • Patients présentant une asplénie fonctionnelle ou splénectomisés
  • Patients présentant une drépanocytose homozygote
  • Patients porteurs d’un syndrome néphrotique
  • Patients porteurs d’une infection à VIH et ayant un taux de CD4 > 200/mm3 (rapport d’experts 2008)

Pour les adultes, le schéma vaccinal comporte une injection unique de PNEUMO 23°. Les patients ayant été vaccinés contre le pneumocoque depuis plus 5 ans peuvent recevoir une nouvelle dose de PNEUMO 23°.

En l’état actuel des connaissances, le Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France n’a pas recommandé d’élargir la vaccination antipneumococcique au-delà de cette population cible.

L’application de ces recommandations en pleine pandémie pourrait se heurter à des difficultés logistiques soulignant l’intérêt de renforcer dès maintenant cette vaccination.

Contacts presse

Pr. Serge Gilberg 06.08.32.15.77

Pr. Pierre Louis Druais 06.09.42.22.77

vendredi 12 juin 2009

2009-INF-08 : Grippe à nouveau virus A/H1N1 : Passage en phase 6 OMS, maintien de la situation 5A en France

En raison de l’extension mondiale de l’épidémie de grippe à nouveau virus A/H1N1, l’OMS a déclaré le 11 juin 2009 le passage en phase 6 de son plan et confirme la situation de pandémie caractérisée par une circulation active du virus dans au moins deux régions du monde. Elle précise que la sévérité actuelle de la nouvelle grippe est modérée.

La situation épidémiologique de la France n’a pas évolué significativement par rapport aux derniers jours. Le nombre de cas a certes augmenté (80 cas) mais reste limité. 68 cas sont importés de pays où la circulation du virus au sein de la population est avérée. 12 cas sont des cas secondaires, c’est-à-dire n’ayant pas voyagé mais ayant été en contact étroit avec des cas importés et confirmés, correspondant à deux épisodes de cas groupés limités. La France est donc considérée, à ce jour, comme un territoire où le virus ne circule pas activement au sein de la population et reste en situation 5A, dans laquelle elle se trouve depuis le 30 avril 2009.

Le passage en phase 6 par l’OMS signe toutefois une évolution de la situation internationale.

L’augmentation du nombre de pays où le virus circule au sein de la population rend vraisemblable une augmentation du nombre de cas importés ce qui accroît le risque de voir se développer des foyers de cas groupés et éventuellement des cas graves sur notre territoire. La vigilance et la mobilisation sont poursuivies et il est rappelé à la population que toute personne présentant les symptômes de la grippe (fièvre, toux, courbatures, grande fatigue, difficultés respiratoires) et revenant d’un pays où le virus circule (voir définition des cas de l’Institut de veille sanitaire, InVS) doit appeler le centre 15 ou son médecin traitant.

Les mesures prévues par le plan national de prévention et de lutte « Pandémie grippale » et mises en œuvre à ce stade restent appropriées. Elles permettent de continuer la préparation, pour faire face à la diffusion du virus sur notre territoire.
Dans cette situation, les experts recommandent de pérenniser le dispositif mis en place depuis fin avril. Il vise à retarder l'installation d'une transmission interhumaine sur notre territoire. Il repose toujours sur une prise en charge hospitalière des cas.

Ainsi devant tout cas possible, en particulier devant des cas groupés de syndrome respiratoire aigu fébrile de survenue brutale, nous vous demandons de contacter le Centre 15, qui vous aidera dans la prise en charge et conduira l’évaluation clinique et épidémiologique en lien avec l'InVS.

Une définition des cas de grippe à nouveau virus A/H1N1, ainsi que les modalités de leur prise en charge médicale sont disponibles et régulièrement actualisées sur le site de l’InVS, site qu’il est recommandé de consulter fréquemment.

http://www.invs.sante.fr/display/?doc=surveillance/grippe_dossier/informations_pratiques.htm

http://www.invs.sante.fr/surveillance/grippe_dossier/docs_professionnels/protocole_signalement_cas_groupes_de_grippe_220509.pdf

http://www.invs.sante.fr/surveillance/grippe_dossier/docs_professionnels/questionnaire_signalement_cas_groupes_de_grippe_190509.doc

Pour toute information complémentaire sur la grippe à nouveau virus A/H1N1 :
http://www.sante-sports.gouv.fr/dossiers/sante/grippe-porcine-h1n1/grippe-porcine-h1n1.html

mercredi 3 juin 2009

H1N1 communiqué d'Antibiolor (03.06.2009)

La grippe A (H1N1) reste un sujet d'actualité.

Nous vous recommandons de vous inscrire à l'adresse suivante afin de recevoir, si ce n'est déjà fait, les informations d'actualité de la DGS. Nous vous joignons le dernier message diffusé le 27/05/09 :

L'épidémie continue de diffuser dans le monde. L'analyse des informations relatives à la situation épidémiologique a conduit l'Institut de Veille Sanitaire (InVS) à mettre à jour, le 20 mai, la définition de cas en incluant le Japon, le Panama et la République Dominicaine dans les zones avec transmission inter humaine communautaire, en plus du Mexique, des Etats-Unis et du Canada.

En France, au 27 mai 2009, vingt cas d'infection par ce nouveau virus ont été confirmés chez des personnes revenant du Mexique, des États-Unis, et du Canada.

Dans cette situation, les experts recommandent de pérenniser le dispositif mis en place depuis fin avril. Il vise à retarder l'installation d'une transmission inter humaine sur notre territoire. Il repose toujours sur une prise en charge hospitalière systématique de chaque suspicion de cas importé.Devant toute suspicion de cas, nous vous demandons de contacter le Centre15, qui prendra en charge le patient et conduira son évaluation clinique et épidémiologique en lien avec l'InVS.

La définition de cas de grippe à nouveau virus A/H1N1 et les modalités de prise en charge médicale des cas et de leurs contacts sont actualisées et disponibles sur le site de l'InVS :

Par ailleurs, nous vous demandons de signaler tous les cas groupés de syndrome respiratoire aigu de survenue brutale à la Ddass. Cette surveillance hors période hivernale a pour objectif la détection précoce d'une éventuelle circulation du nouveau virus grippal A/H1N1 dans la population. Un protocole d'investigation épidémiologique et virologique de ces cas groupés a été mis au point le 22 mai avec l'InVS :

Pour toute information complémentaire sur la grippe à nouveau virus A/H1N1 :
Les messages "dgs-urgent" sont émis depuis une boîte à lettres'DGS-URGENT@dgs-urgent.sante.gouv.fr'. Pour vérifier qu'ils ont bien été émis par une personne autorisée du ministère de la santé, consultez la liste des messages, disponible sur le site Internet du ministère.

Pour y accéder, https://dgs-urgent.sante.gouv.fr/dgs-urgent/inter/msg/liste.jsp

Source : DGS / Mission de l'information et de la communication / Départementdes urgences sanitaires"
Cordialement
Pr Ch RABAUD

dimanche 10 mai 2009

ALERTE: Grippe mexicaine


Des recommandations concernant les personnes de retour du Mexique ont été diffusées, dimanche 3 mai 2009, par la cellule interministérielle de crise pilotée par le ministère de l’intérieur.

Ces recommandations sont les suivantes :

1. L’arrêt des activités professionnelles, scolaires ou de loisir pour les personnes sans signe clinique de grippe au retour du Mexique n’est pas recommandé.

2. Deux situations particulières sont à considérer :

- le cas des professionnels revenant du Mexique, en contact, du fait de leur métier, avec des enfants de moins de 1 an : une suspension d’activité professionnelle de sept jours est recommandée;

- le cas des enfants de moins de 1 an revenant du Mexique : il est recommandé de ne pas les placer en contact avec d’autres enfants de moins de 1 an, pendant sept jours, et par conséquent d’éviter les modes de garde collectifs.

Par ailleurs, le respect des mesures d’hygiène est recommandé aux personnes revenant du Mexique afin de protéger leur entourage, surtout si elles vivent avec un enfant de moins de 1 an.
Ces mesures sont notamment :

  • le lavage des mains au savon plusieurs fois par jour,

  • l’utilisation systématique d’un mouchoir pour éternuer et pour tousser,

  • l’élimination correcte des mouchoirs dans une poubelle,

  • l’usage d’un masque chirurgical en cas de contact proche avec un enfant de moins d'un an


PREVENAR

modification du protocole vaccinal PREVENAR (de 4 à 3 injections), proposé par le CTV en octobre.

Le Journal officiel du 29 mai 2009 publie les indications thérapeutiques ouvrant droit à la prise en charge du vaccin PREVENAR selon le schéma vaccinal établi pour l'année 2009.

PREVENAR est remboursé dans l'immunisation active contre les maladies causées par les sérotypes 4, 6B, 9V, 14, 18C, 19F et 23F de Streptococcus pneumoniae (comprenant septicémie, méningite, pneumonie, bactériémie et otite moyenne aiguë) chez les nourrissons et les enfants âgés de 2 mois à 5 ans, selon les schémas suivants :

  • Chez les nourrissons de moins de 2 ans, le schéma général est simplifié et comprend désormais 1 injection à l'âge de 2 et 4 mois, suivie d'un rappel à 12 mois.
  • Pour les prématurés et les nourrissons à haut risque d'infection invasive à pneumocoque1, le schéma vaccinal est inchangé : 1 injection à l'âge de 2, 3 et 4 mois, suivie d'un rappel entre 12 et 15 mois.
  • Enfin, pour les enfants non précédemment vaccinés âgés de 2 ans à moins de 5 ans et définis comme à haut risque d'infection invasive à pneumocoque1 ainsi que pour les enfants candidats à l'implantation cochléaire ou porteurs d'implants cochléaires, le schéma vaccinal comprend 2 injections réalisées à 2 mois d'intervalle, suivies, au moins 2 mois après la seconde injection, de 1 injection de vaccin polyosidique 23 valent.

1 C'est-à-dire présentant l'une des affections suivantes : asplénie fonctionnelle ou splénectomie, drépanocytose homozygote, infection par le VIH, déficits immunitaires congénitaux (ou secondaires à une insuffisance rénale chronique ou un syndrome néphrotique, à un traitement immunosuppresseur ou une radiothérapie pour néoplasie, lymphome ou maladie de Hodgkin, leucémie, transplantation d'organe), cardiopathie congénitale cyanogène, insuffisance cardiaque, pneumopathie chronique (à l'exception de l'asthme, sauf les asthmes sous corticothérapie prolongée), brèche ostéoméningée, diabète.